Pourquoi les acteurs de la gestion de patrimoine doivent-ils repenser leur relation client?
François de Lescure, Country Manager – France de Wealth Dynamix – Les attentes des clients ont profondément évolué. Habitués aux parcours digitaux des banques de détail et des services en ligne, ils attendent désormais de leur conseiller patrimonial le même niveau de simplicité, de réactivité et de fluidité. Dans le même temps, les professionnels sont confrontés à des exigences réglementaires toujours plus nombreuses : connaissance client, lutte contre le blanchiment, contrôle de l’origine des fonds ou encore obligations d’audit. Si ces démarches sont indispensables, elles mobilisent une part croissante de leur temps, alors même que leur valeur ajoutée réside dans l’accompagnement des projets de vie de leurs clients : préparation de la retraite, transmission, investissement ou optimisation patrimoniale. L’enjeu de la digitalisation est clair : automatiser les tâches administratives pour permettre aux conseillers de se recentrer sur leur cœur de métier, le conseil.
En quoi le client lifecycle management (CLM) est-il une réponse adaptée?
François de Lescure – Le CLM digitalise l’ensemble du parcours client, de la prise de contact au suivi patrimonial dans la durée. Certaines démarches peuvent être réalisées en toute autonomie par le client via des espaces sécurisés, avant validation par le conseiller. Les processus répétitifs sont automatisés, des agents IA facilitent, par exemple, la connaissance client, tandis que les échanges à forte valeur ajoutée restent au cœur de la relation client.
C’est l’approche développée par Wealth Dynamix depuis 2012. Contrairement à un CRM (1) traditionnel, sa plateforme de CLM, conçue pour la banque privée, la gestion de patrimoine et les family offices, intègre nativement les spécificités du secteur financier. Elle centralise les données patrimoniales, automatise l’onboarding, simplifie les procédures de conformité, évalue les risques, assure la traçabilité des décisions et prend en compte la gestion des personnes morales. Proposée en mode SaaS (2), la solution bénéficie d’une infrastructure sécurisée, de mises à jour régulières et d’une architecture ouverte lui permettant de s’interfacer avec des outils spécialisés, notamment de gestion de portefeuille ou de diagnostic patrimonial. Le CLM facilite aussi l’intégration de nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle, sur des cas d’usage ciblés tels que l’analyse des documents ou le contrôle de cohérence des données.
Comment le CLM accompagne-t-il la transformation de la gestion de patrimoine?
François de Lescure – La gestion de patrimoine connaît aujourd’hui un mouvement de consolidation avec le rapprochement de nombreux cabinets et acteurs spécialisés. L’enjeu consiste à harmoniser les processus et les données tout en préservant les spécificités de chaque entité. Ce que permettent les plateformes de CLM en offrant une vision unifiée des informations clients, tout en s’adaptant à différents modèles d’organisation et de distribution. Le CLM s’impose ainsi comme un véritable orchestrateur de l’écosystème numérique. Il accompagne l’évolution de la gestion de patrimoine vers un modèle où innovations technologiques, excellences relationnelles et qualité de la relation client avancent de concert.
Article initialement paru dans Challenges en partenariat avec Club Patrimoine
(1) Customer Relationship Management ou gestion de la relation client
(2) Software as a Service (logiciel en tant que service): solution métier accessible en ligne, sans installation ni maintenance à gérer.